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 Le premier procès à Guantanamo met en question la valeur des aveux

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مُساهمةموضوع: Le premier procès à Guantanamo met en question la valeur des aveux   السبت يوليو 26, 2008 11:45 am

Le premier procès à Guantanamo met en question la valeur des aveux

GUANTANAMO. Salim Hamdan, l'ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, est jugé depuis lundi par un tribunal militaire d'exception. Une parodie de justice, dénoncent certains.




Il a été, pendant des années, le chauffeur d'Oussama ben Laden. Salim Hamdan, yéménite, la quarantaine, était-il au courant des agissements de son patron? C'est ce qu'essaient de démêler, depuis lundi, les avocats et les jurés du tribunal militaire d'exception de Guantanamo. L'homme a été arrêté en novembre 2001 en Afghanistan, deux missiles sol-air dans le coffre de la voiture qu'il conduisait. Accusé de «complot» et de «soutien matériel au terrorisme», le détenu plaide non coupable.



Fuite des Ben Laden

Plusieurs agents du FBI, les services secrets américains, ont témoigné cette semaine des premiers interrogatoires de Salim Hamdan. Le chauffeur y aurait révélé son passage dans un camp d'entraînement d'Al-Qaida. Il aurait, encore, détaillé la fuite de la famille Ben Laden vers Kaboul, juste après les attentats du 11 septembre. Assis à l'arrière avec ses fils, le leader islamiste se serait réjoui du succès de l'attaque, étonné par le nombre élevé de victimes. Salim Hamdan aurait vu également des responsables d'Al-Qaida décrypter une vidéo des explosions des ambassades kenyane et tanzanienne en 1998. L'homme, ainsi, était au courant des méfaits du groupe, mais après-coup.

Deux vidéos de ses «entretiens» avec les enquêteurs américains ont été diffusées lors des audiences de la semaine. Sur la première, tournée en Afghanistan fin 2001, Salim Hamdan est interrogé à même le sol, les bras entravés, un garde armé à ses côtés. Il affirme que la fusée trouvée dans son coffre appartient à l'ami qui lui a prêté la voiture. Sur la deuxième, à Guantanamo, il a les mains libres mais l'air épuisé. Entre deux assoupissements, il évoque «la grande maison» du mollah Omar, chef des talibans en cavale.

Torture

La question des conditions d'obtention des aveux dans le cadre de la lutte antiterroriste, dès lors, ne peut plus être évitée. Selon des documents fournis par l'accusation, le chauffeur yéménite aurait été réveillé toutes les heures durant 50 jours en 2003, tenu à l'isolement et humilié par une femme.

Au premier jour du procès, le président du tribunal, Keith J. Allred, a estimé que les procureurs ne pouvaient utiliser les informations fournies par le détenu, puisqu'elles ont été arrachées «sous une forte contrainte». Cette question a été largement débattue pour ce premier jugement sur la base militaire de Guantanamo. «Cette discussion ne devrait même pas avoir lieu! Un renseignement obtenu sous la torture ne peut être considéré que pour poursuivre les tortionnaires», fustige Manon Schick, porte-parole de la section suisse d'Amnesty International.

Justice militaire

La jeune femme n'hésite pas à évoquer une parodie de justice: «Si ce procès avait lieu quelques kilomètres plus loin, c'est-à-dire à Cuba, les Américains seraient les premiers à dénoncer une procédure inéquitable.» Les avocats de la défense, ainsi, n'ont eu accès que cette semaine aux 600 pages de «preuves» récemment déclassifiées.

D'autres récusent le fait que le tribunal ad hoc - avocats et jurés compris - soit militaire, alors même que la Cour suprême américaine vient d'autoriser les prisonniers de la base cubaine à contester leur détention devant la justice civile. «Les Etats-Unis n'avaient pas eu recours à des commissions militaires depuis la Seconde Guerre mondiale, souligne Andrew Clapham, directeur de l'Académie de droit international humanitaire et de droits humains. On peut évidemment se poser la question de la pertinence d'un tel dispositif pour ce qui est de la lutte antiterroriste. S'agit-il d'un conflit armé? La présence du missile peut donner un indice.»

Reconnaissant qu'un tribunal militaire a peu de chance de mettre en cause sa propre légitimité, le professeur prévient toutefois de ne pas tomber dans le «cliché» de Clémenceau, affirmant que «la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique».
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