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 France:Villepin engage la contre-attaque dans l'affaire Clearstream

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مُساهمةموضوع: France:Villepin engage la contre-attaque dans l'affaire Clearstream   الخميس سبتمبر 24, 2009 12:36 pm

France:Villepin engage la contre-attaque dans l'affaire Clearstream




PARIS (Reuters) - Un lapsus de Nicolas Sarkozy sur le procès de l'affaire Clearstream et le déroulement des premières audiences ont permis à la défense de Dominique de Villepin de partir à l'offensive contre le chef de l'Etat.

Annonçant qu'il ne retirerait pas sa constitution de partie civile, le président de la République a parlé mercredi soir de "coupables traduits devant le tribunal", négligeant ainsi le principe constitutionnel de la présomption d'innocence.

A peine prononcée devant 12 millions de téléspectateurs dans une interview enregistrée à New York, cette déclaration a suscité en plein procès l'indignation de Me Olivier Metzner, avocat de l'ancien Premier ministre accusé d'avoir au moins été au courant de la manipulation contre le chef de l'Etat.

Jeudi, l'avocat a annoncé qu'il engageait une procédure civile de demande en réparation contre le chef de l'Etat.

Cette démarche ne pourra pas aboutir puisque le président bénéficie d'une immunité judiciaire tant qu'il est en fonction. Les juges tiendront une audience mais ne pourront que repousser leur décision jusqu'au départ de Nicolas Sarkozy de l'Elysée.

"C'est justement l'intérêt de cette procédure de démontrer que le tribunal ne pourra pas se prononcer sur les faits dont nous sommes victimes", a cependant dit Me Metzner à Reuters.

Cet épisode apporte de l'eau au moulin de sa demande d'invalidation de la partie civile de Nicolas Sarkozy, fondée notamment sur le fait que les deux hommes ne sont pas à armes égales. L'opposition a estimé jeudi qu'elle mettait en lumière l'ambiguïté de sa position juridique dans l'affaire.

Plaignant, il est aussi garant en tant que président de la République de l'indépendance de la magistrature et se trouve en position de donner des ordres au procureur. "Cette position anormale ne devrait pas être acceptée dans une République qui a des principes", a estimé le président du MoDem, François Bayrou.

L'AUDIENCE SUSCITE DES QUESTIONS

Sur le fond, les trois premières audiences devant le tribunal correctionnel ont relancé les interrogations sur la manipulation qui est l'objet du procès.

L'affaire concerne de fausses listes occultes de comptes bancaires de la société luxembourgeoise Clearstream, où figuraient des centaines de noms dont Nagy et Bocsa, patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy. Ces listes ont été diffusées en 2004 à des responsables gouvernementaux, dont Dominique de Villepin, puis remises au magistrat Renaud Van Ruymbeke.

Les interrogatoires de l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et du mathématicien Imad Lahoud, qui se renvoient la responsabilité de la falsification, n'ont pas permis de clarifier le scénario du délit.

Imad Lahoud, qui a soutenu mercredi, après d'autres versions, avoir été contraint de procéder à l'ajout des noms Nagy et Bocsa sur ordre de Jean-Louis Gergorin, dans les locaux du ministère de l'Intérieur, n'a pas paru crédible aux juges.

Le président du tribunal lui a fait remarquer qu'il ne voyait pas pourquoi une opération aussi simple que la saisie de deux noms sur un listing aurait nécessité une telle procédure.

Les autres déclarations d'Imad Lahoud à l'audience, totalement nouvelles, selon lesquelles il avait rencontré en 2005 Dominique de Villepin, qui l'aurait dissuadé de donner l'alarme sur la manipulation, paraissent donc sujettes à caution et sont décrites comme pure invention par l'ex-Premier ministre.

Me Metzner a mis par ailleurs au jour un élément troublant de l'affaire, la quinzaine de rencontres intervenues en 2004 et 2005 entre Imad Lahoud et François Pérol, proche conseiller de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui à la tête de la banque BPCE.

L'existence de ces rencontres est attestée matériellement par les notes de frais d'Imad Lahoud. Pour la défense de Dominique de Villepin, il s'agit de démontrer que Nicolas Sarkozy a été informé très tôt de la manipulation qui se tramait et a pu jouer la "victime consentante" afin de piéger son rival.

Le procès doit reprendre lundi. L'ancien Premier ministre doit être interrogé mercredi prochain.
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