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 Chirac devant la justice : la droite dplore, la gauche satisfaite

         
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: 19/01/2008

: Chirac devant la justice : la droite dplore, la gauche satisfaite    31, 2009 1:52 pm

Chirac devant la justice : la droite dplore, la gauche satisfaite




Alors que la juge d'instruction Xavire Simoni a dcid ce vendredi de renvoyer l'ancien prsident devant la justice dans l'affaire des chargs de mission la mairie de Paris, les ractions de la classe politique se multiplient, souvent teintes d'une certaine compassion.
A une exception notable, celle de Nicolas Sarkozy, tenu au silence en raison du principe de la sparation des pouvoirs, comme le chef de l'Etat l'a lui-mme rappel en rpondant aux questions des journalistes Bruxelles. Une discrtion qu'il n'avait pas adopte lors du procs Clearstream l'gard de de Dominique de Villepin.

Il existe un principe de sparation des pouvoirs. Je suis le prsident de la Rpublique, successeur de Jacques Chirac. Si quelqu'un ne peut prsenter le moindre commentaire, c'est moi. Quels que soient mes sentiments pour Jacques Chirac, je ne peux faire aucun commentaire, a-t-il insist.

La majorit rprouve

Dans les rangs de la majorit, on regrette cette dcision. A l'image d'un de ses plus anciens proches, qui lui aussi fait l'actualit judiciaire cette semaine, l'ancien ministre de l'Intrieur Charles Pasqua : Je trouve cela non seulement triste mais aussi un peu indigne. (...) On devrait considrer que c'est du pass. Quelles que soient les circonstances, je garde mon estime et mon amiti Jacques Chirac.

Le porte-parole de l'UMP, Dominique Paill, estime que c'est sans doute pour un prsident de la Rpublique une preuve douloureuse et pour l'image de la France pas forcment trs positif. Jacques Chirac est un personnage que les Franais aiment bien. Il est dommage qu'en sa fin de carrire personnelle, il soit renvoy en correctionnelle, a t-il dclar sur France Info.

Jacques Chirac et le droit l'oubli ? Avant l'annonce de la dcision du juge, le secrtaire gnral de l'UMP, Xavier Bertrand, a estim sur RTL qu'il n'tait pas utile de revenir encore et encore en arrire. Sur RTL toujours, le dput UMP Henri Cuq a considr que l'ancien prsident avait le droit de vivre en paix. L'acharnement n'est jamais souhaitable, a dit en cho Jean-Franois Lamour, ancien ministre de Jacques Chirac.

Comme d'autres, Jacques Le Guen, dput UMP, a voulu rappeler que cette dcision scandaleuse (...) est d'autant plus surprenante qu'elle n'est pas conforme aux rquisitions du parquet.

Royal : Chirac mrite d'tre tranquille

Ce sont des affaires trs anciennes, a galement soulign Sgolne Royal sur Europe 1. Selon l'ex-candidate l'lection prsidentielle, le renvoi en correctionnelle de l'ancien chef d'Etat, mme s'il le mrite, n'est pas bon pour l'image de la France. Aujourd'hui, c'est un homme quand mme qui mrite d'tre tranquille, a t-elle dit. En mme temps il faut que la justice soit la mme pour tous, pour les petits comme pour les puissants, a-t-elle tempr.

Chevnement pas rjoui

L'ancien ministre de l'Intrieur Jean-Pierre Chevnement estime de son ct qu'il n'est pas bon de ramener la politique aux affaires et qu'il ne se rjouit pas de cette nouvelle. Il restera comme un homme qui s'est oppos Georges Bush au moment de l'invasion de l'Irak. Il fallait beaucoup de fermet et de courage. Cela restera dans l'histoire. Par contre, cette affaire, quelle qu'en soit l'issue judiciaire, n'y restera pas, ajoute-t-il.


Une dcision lgitime pour l'opposition

Dans l'opposition, on se flicite de la dcision. Ce n'est que justice, pour le dput Verts Nol Mamre. Il est normal que comme dans tous les pays dmocratiques, un prsident de la Rpublique qui ne l'est plus vienne s'expliquer, a-t-il ragi sur France Info.

Andr Vallini, dput PS et ancien prsident de la commission Outreau, a mis en garde : Si la justice doit tre gale pour tous, elle doit aussi avoir un sens. Et pour avoir un sens, elle ne doit pas passer trop tard.

Certaines bonnes mes estimeront sans doute que, tant d'annes aprs les fautes, il faudrait passer l'ponge (...). Mais ceux-l mmes qui ont tout fait pour retarder l'chance judiciaire sont de loin les moins bien placs pour regretter qu'elle arrive si tard !, ironise Denis Baupin (Verts), adjoint au maire de Paris. Quant Olivier Besancenot (NPA), il a souhait que le procs de Supermenteur soit aussi celui de l'immunit prsidentielle.

leparisien.fr
    
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: Ce que l'on reproche Chirac    31, 2009 1:54 pm

Ce que l'on reproche Chirac




L'affaire qui vaut l'ex-prsident d'tre renvoy devant la justice pour dtournement de fonds publics et abus de confiance concerne des emplois fictifs la mairie de Paris entre 1992 et 1994.

L'ancien prsident de la Rpublique Jacques Chirac a t renvoy en correctionnelle vendredi dans le dossier des chargs de mission de la Ville de Paris. Il est renvoy pour les chefs de dtournements de fonds publics pour les faits prsums commis entre le 1er mars 1994 et le 16 mai 1995 - la veille de son lection la prsidence de la Rpublique - et d'abus de confiance pour les faits datant d'octobre 1992 mars 1994. Communique de source judiciaire et par le bureau de l'ex-prsident, l'information n'a encore fait l'objet d'aucune annonce officielle de la part du palais de Justice de Paris.

Jacques Chirac est souponn d'avoir fait engager et rmunrer par la Ville de Paris, un certain nombre de collaborateurs. L'information judiciaire visait au dpart 43 emplois prsums fictifs de chargs de mission la mairie de la capitale sur une priode courant de 1983 1998, soit du dbut du deuxime mandat de maire de Jacques Chirac aux trois premires annes de son successeur Jean Tiberi. Elle va montrer que plusieurs lus, militants ou proches du parti fond par Jacques Chirac, le RPR, ont bnfici des services de collaborateurs ne mettant jamais les pieds dans les btiments municipaux, mais pourtant enregistrs parmi les 20.000 employs ou agents de la Ville. Les sommes en jeu voques pour ces emplois avoisinent 3,5 millions d'euros.

Selon une source judiciaire, la juge Simoni a estim que les dtournements prsums concernaient finalement 13 emplois de chargs de mission rmunrs par la mairie de Paris mais employs dans des structures extrieures la Ville de Paris, et trois emplois de chargs de mission sans affectation aucune, pendant la priode mars1994- mai 1995. La juge a requalifi en abus de confiance* 21 emplois de complaisance prsums pays par le cabinet du maire entre le 26 octobre 1992 et le 1er mars 1994. Quant aux faits antrieurs au 26 octobre 1992, ils sont prescrits.

Un procs aura-t-il lieu ? C'est ce que souhaite la juge d'instruction travers sa dcision mais le parquet peut faire appel de cette dcision par l'intermdiaire du procureur de la Rpublique de Paris Jean-Claude Marin. Il a cinq jours compter de la transmission de l'ordonnance de renvoi pour se dcider. Il renverrait ainsi l'examen de l'affaire la chambre de l'instruction de Paris, dans un dlai probable de six mois un an. Cette dernire devant dcider son tour de l'opportunit d'un renvoi de l'ex-prsident.

Que risque Jacques Chirac ? Selon l'article 432-15 du code pnal, le dlit de dtournement de fonds publics est passible de dix ans de prison, 150.000 euros d'amende et une inligibilit automatique de dix ans sauf si le tribunal dcide de relver cette peine. L'abus de confiance est lui passible de trois ans d'emprisonnement et de 375000 euros d'amende, d'aprs l'article 314-1 du mme code pnal.

* L'abus de confiance est le fait par une personne de dtourner, au prjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont t remis et qu'elle a accepts charge de les rendre, de les reprsenter ou d'en faire un usage dtermin.

Le dtournement de fonds publics est le fait par une personne dpositaire de l'autorit publique ou charge d'une mission de service public, un comptable public, un dpositaire public ou l'un de ses subordonns, de dtruire, dtourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privs, ou effets, pices ou titres en tenant lieu, ou tout autre objet qui lui a t remis en raison de ses fonctions ou de sa mission.
    
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: Pourquoi chercher blesser Chirac maintenant ?    31, 2009 2:00 pm

Pourquoi chercher blesser Chirac maintenant ?




RÉACTIONS - Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre de Jacques Chirac, affirme ne pas comprendre le renvoi en correctionnelle de l'ex-prsident. Nol Mamre trouve au contraire cela normal.

Philippe Goulliaud analyse les premires ractions politiques au renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac. Pour e chef du service politique du Figaro, on assiste plusieurs lignes de fractures au sein des deux camps.


Dominique Paill, porte-parole adjoint de l'UMP : Jacques Chirac est un personnage que les Franais aiment bien, il est dommage qu'en sa fin de carrire personnelle, il soit renvoy en correctionnelle, tout simplement parce que c'est sans doute pour un prsident de la Rpublique une preuve trs douloureuse, et pour l'image de la France, pas forcment trs positif, a-t-il dclar sur France Info. On peut regretter cette issue, a-t-il ajout.

Jean-Pierre Raffarin, ex-premier ministre de Jacques Chirac : Franchement, envoyer au tribunal un homme qui a particip la vie de notre Rpublique pendant prs de 50 ans, pour ces motifs, je ne comprends pas, crit le snateur UMP de la Vienne. Pourquoi chercher le blesser maintenant ? Pourquoi porter atteinte la fonction prsidentielle? Pourquoi encourager ceux qui s'attaquent l'image de la France?, s'interroge-t-il. Selon lui, les Franais ont rpondu la question du bilan de la vie politique de Jacques Chirac : il est l'homme politique franais le plus populaire!.

Jean-Pierre Grand, dput UMP (villepiniste): Je ressens comme un acharnement malsain. C'est d'ailleurs ce que me disent les gens dans ma ville. Jacques Chirac ne mrite pas a. Au dpart, on lui reprochait quelque 500 emplois fictifs, maintenant plus que 21 et on le renvoie en justice... A l'arrive qu'est-ce qui restera ? Zro emploi ? En tout cas, on aura us physiquement et moralement un homme pendant des mois et des mois.

Jean-Franois Cop, patron des dputs UMP : Cette nouvelle m'a fait de la peine, parce que j'ai toujours eu pour Jacques Chirac beaucoup de respect et d'affection, a-t-il dclar sur France Inter. J'ai t son ministre pendant cinq annes, il m'a toujours fait confiance et je sais ce que je lui dois, a ajout le dput de Seine-et-Marne.

Quant Nicolas Sarkozy, il a dclar qu'il ne pouvait faire aucun commentaire sur le renvoi en justice de son prdcesseur, en raison du principe de la sparation des pouvoirs.

Le Johnny Halliday de la politique tel qu'on l'aime

Bernard Bled, ex-directeur de cabinet de Jacques Chirac, galement mis en examen dans cette affaire : Ma premire raction est une raction un peu attriste. Traduire un prsident devant un tribunal, ce n'est pas ordinaire dans notre pays et c'est aussi lourd de signification.

Jean-Franois Probst, ancien collaborateur la mairie de Paris : la juge d'instruction Xavire Simeoni a bien fait son travail de juge. S'il en tait advenu un rsultat diffrent, on aurait dit favoritisme, resquille. Je crois que c'est srement bon pour lui et bon pour l'image de la France dans le monde, que au fond la justice franaise fonctionne plutt bien, a-t-il dit l'AFP-TV. Selon lui, Jacques Chirac aura t un peu le Johnny Halliday tel qu'on l'aime de la politique franaise. On a tous en nous quelque chose de Johnny ou de Chirac.

Henri Cuq, dput UMP des Yvelines et proche de Jacques Chirac : Je regrette profondment cette dcision parce que je considre qu'aujourd'hui Jacques Chirac avait le droit de vivre en paix, a-t-il dclar sur RTL. Quant lui, il est naturellement serein et dcid tablir devant un tribunal qu'il n'y avait pas de systme d'emplois fictifs la ville de Paris puisque seuls 21 emplois sur 500 qui ont t examins par la justice posent encore question, a-t-il poursuivi.

Jacques Chirac est maintenant un monsieur vieillissant

Benot Hamon, porte-parole du Parti socialiste : Cette dcision rappelle l'importance de conserver une juge d'instruction indpendant, a-t-il dit. Quand il n'y aura plus de juge d'instruction, est-ce qu'on pourra voir ces affaires juges?, a-t-il demand. Et qui met en place cette rforme, c'est Nicolas Sarkozy? Il n'y a aucun hasard!, assure le responsable socialiste qui dplore que cette affaire soit juge si tard.

Andr Vallini, dput socialiste de l'Isre : Je suis partag entre deux sentiments, [celui de] la satisfaction de voir que la justice fonctionne de faon indpendante dans notre pays, [rpondant ] l'exigence rpublicaine, et le sentiment que cette mise en examen vient bien tard, puisque ces affaires remontent 15 ans en arrire, a-t-il expliqu, galement sur France Info. Jacques Chirac est maintenant un monsieur vieillissant, retir de la vie politique, trs populaire en plus, mme si cela ne doit pas entrer en ligne de compte.

Nol Mamre, dput-maire Verts de Bgles : Je dirai que ce n'est que justice. La justice, aprs avoir t soumise, prend un peu plus de responsabilit et de risques, a-t-il ragi sur France Info. Je n'ai pas du tout d'acharnement contre la personne de Jacques Chirac, mais je pense [qu'on] ne peut pas continuer plus longtemps de protger ceux qui ont accd au sommet du pouvoir et se sont protgs eux-mmes, a-t-il lanc. Le dput a donc estim normal que l'ancien prsident, dont le nom a t cit dans plus de six affaires [...] vienne s'expliquer.

Franois Hollande, ancien premier secrtaire du PS : J'prouve comme tout un chacun un malaise par rapport une affaire qui est ancienne et qui resurgit aujourd'hui, et [...] parce qu'il s'agit de Jacques Chirac, un ancien prsident, a-t-il ragi sur i>tl, sans compter que ce n'est quand mme pas la meilleure promotion pour la France l'tranger.

Pas du tout anormal

Eric Halphen, le juge qui avait instruit pendant douze ans l'affaire des HLM de Paris, avant d'en tre dessaisi en 2001 : Il n'est pas du tout anormal, pour parler sous forme d'euphmisme, qu'une fois que le prsident n'est plus prsident la justice reprenne son droit. Eric Halphen a en outre estim qu'il est certain qu'un bon nombre de l'entourage de l'ancien prsident de la Rpublique a t impliqu avec plus ou moins d'importance dans un certain nombre d'affaires.

Avant l'annonce du renvoi en correctionnelle de l'ancien prsident, Sgolne Royal, prsidente PS de la rgion Poitou-Charentes, avait dclar : Ce sont des affaires trs anciennes. Jacques Chirac, sans doute, a beaucoup de choses se reprocher si la justice le poursuit, mais en mme temps, il a aussi donn beaucoup au pays. Aujourd'hui, c'est un homme qui mrite d'tre tranquille, a-t-elle dclar sur Europe-1, peu avant l'annonce du renvoi. Il faut que la justice soit la mme pour tous, [...] pour les petits comme pour les puissants, a-t-elle concd, mme s'il le mrite, je pense que ce n'est pas bon pour l'image de la France.

Xavier Bertrand, secrtaire gnral de l'UMP : Le parquet a dit qu'il n'y avait pas lieu selon lui de renvoyer. Ce n'est pas une affaire qu'on dcouvre aujourd'hui, a-t-il assur sur RTL. Comme il y a dj eu des jugements, en ce qui me concerne, je pense qu'il n'est pas utile de revenir encore et encore en arrire, a-t-il poursuivi.
    
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