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  LA VICTIME VICTIMOLOGIE

         
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: 19/01/2008

: LA VICTIME VICTIMOLOGIE     12, 2017 1:46 pm


LA VICTIME
VICTIMOLOGIE






LA VICTIME
1. VICTIMOLOGIE
= Mouvement apparu la trane de la criminologie classique, branche de la criminologie qui s'occupe de la victime d'un point de vue sociologique, criminologique, biologique, psychologique. Le revers du criminel, l'autre partenaire dans la relation du crime. Discours qui dpend du discours criminologique du passage l'acte. Ici passage la victimit. La victimologie essaie de dfinir qui est ou sera victime et qui ne le sera pas.
Les concepts cls de la victimologie :
1. Le criminel - victime celui qui est auteur et victime ou successivement victime et auteur Mauvais traitement des enfants.
2. La victime latente, l'inverse exacte du criminel n. Le victimis rcidiviste. Quelqu'un qui est dans son destin rptition victime.
3. Relation entre criminel et victime: couple auteur - victime
Aprs Lombroso et son criminel n, la victimologie des annes 50 reprend le concept. Le mot victimologie est lanc en 1948 par Von Heintig peut tre influenc par un livre. Il nest pas important de savoir si victimologie est une branche autonome: vu les doutes sur les aspects scientifiques de la criminologie.
Psychologie chimique et sociale.
La recherche est toujours plus sophistique en victimologie. La question qui est la victime? reste sans rponse satisfaisante comme la question qui est le criminel ? La victime = quelqu'un qui arrive un vnement qu'il ne souhaite pas. On dfinit donc soi-mme le concept de victime. Il y a donc un problme ab initio pour la dfinir.
Le rsultat des recherches donne des prdictions de victimit. On aboutit des conclusions caricaturales, qui relvent du bon sens: une jeune femme accepte de boire un verre chez un inconnu, a des risques levs d'tre viole!!! Le dpistage de victime virtuelle, les facteurs risques sont une complte utopie. La victimologie est pige par les postulats de la criminologie.
Ces conclusions sont politiquement inapplicables. Des chercheurs essaient quand mme d'laborer des listes des lments causales.
2. VICTIMISATION
Kennedy motive la recherche dans les annes 60 aux USA, avec la commission Katzenbach. Des sociologues et criminologues s'interrogent sur la validit des statistiques fournies par la police comme reproduction de la socit criminelle. Lopration de comptage ne reprsente pas la ralit. Les chercheurs veulent dpasser la ralit Il faut questionner les gens touchs par le crime (mio de $). C'est une mthode qui se rapproche de la ralit au contact des gens qui ont t victimiss.
Les 1e recherches sont des enqutes par tlphone (peu descriptible) qui visent une personne dans la famille sur l'ensemble de la victimisation du mnage: peu objectif. Ce type d'enqute a t critiqu. Ces enqutes ont quand mme permis de constater que l'incidence des vnements criminels est beaucoup plus leve que celle constate dans les statistiques. Ces observations ont combl le chiffre noir reprsentent la diffrence entre la ralit et les statistiques policires. Cest un acquis important de ces enqutes. Sinon les rsultats sont dcevants:
1. Les vnements criminels reports sont des vnements bnins et les plus frquents.
2. Les crimes graves sont extrmement rares. Pour trouver l'incidence d'un crime grave, il faut interroger un trs grand nombre de personnes.
3. Les enqutes de victimisation ont montr que la rcidive est frquente. Ceci a indiqu une voie pour certains chercheurs comme quoi le crime est une opportunit: plus de chance d'tre agress 3h du matin qu' 12h. Risque d'tre cambriol tous les 37 ans.
Ces enqutes continuent tre faites Problme
1. La composition de l'chantillon pose un problme. Elle est trs importante.
2. La dtermination des facteurs gographiques, du niveau de vie, la profession, les horaires, les vtements sont des facteurs trs importants (pas que le sexe et l'ge). Il faut avoir une vision trs large des variables possibles.
3. Les enqutes de victimisation ne peuvent pas prendre en compte les infractions sans victime.
 Infraction consensuelle, de pure activit
 Achat de stup
 Dlit d'initi
 Blanchiment dargent
 Toutes les atteintes la fiscalit: fraude
La recherche va produire un discours strotyp sur un certain type de criminalit. La victimisation ne peut rien dire de la dlinquance conomique.
Ces enqutes proposent un discours rpt sur les risques encourus. Ces enqutes continuent malgr un problme de comparabilit entre les pays Violence familiale Naples ou Amsterdam sont trs diffrentes. Il est dangereux de comparer. La thorie de l'opportunit et de la victimalit doit tre appuye par des facteurs nombreux et larges: frquentation ...
 Si on n'aime pas l'alcool, on ne va pas dans les bars.
Il faut tablir une liste d'indicateurs.
3. VICTIMOPHILIE
= Naissance de l'intrt politique et de l'insertion de la problmatique de la victime dans l'horizon social. Dans les annes 60, la victime est prise en charge. Les mouvements fministes, NOVA (Allemagne) Les rflexions sociales sur le rle oubli de la victime dans la socit naissent. Ces socits travaillent qui pour un accroissement des droits des victimes sont des mouvements imprcis dans leur revendication. Mais elles ont un certain nombre d'objectifs :
1. La crdibilit des victimes (femmes, enfants) doit tre prise en considration et pas de dnigrement de son tmoignage.
2. Les services publics chargs d'accueillir les victimes doivent tre plus loyales police.
3. La victime doit avoir des droits prcis formaliss dans la procdure de jugement et de dposition: la possibilit d'avoir un avocat, de demander le huis clos, lassistance juridique, un psychologue comme assistance sociale.
4. La prise en considration des dommages subis soit une assistance assurancielle: pour les dommages matriels et personnels.
Autres revendications douteuses de ces mouvements :
5. Victim impact statement: lobligation pour la juridiction de jugement de demander la victime la peine qu'elle souhaite (USA). Les rles sont pervertis: ce qui exprime le trouble le fonctionnement du systme pnal.
6. La justice pnale doit donner une satisfaction matrielle la victime: quivalence du dommage subi.
Cette demande de satisfaction a comme raison la critique du systme pnal (nothing works). Comme le systme est inefficace et incapable, la compensation serait justifie. Pour que la justice serve quelque chose on a ouvert le prtoire la victime. Il faut rappeler que le Droit pnal est un droit essentiellement l'usage de la protection tatique (Moyen Age), non pas l'usage de la protection prive (libralisme du XVIIIe). Le DP interdit la vendetta prive et la vengeance (cycles infernaux de violence): il s'approprie de la violence pour rgler la protection et limine la victime des dbats: jouissance qu'elle avait dans la justice prive.
Mais il faut selon certains, que la victime retrouve cette satisfaction. La gauche promet unanimement la protection de la victime. Les no-libraux acceptent cette forme d'Etat providence. Les conservateurs sont aussi d'accord.
 Une voix unanime slve par consquent pour une maternisation de la victime.
La Suisse a pris les devants avec la LF sur l'aide aux victimes (4.10.91). Il faut tre victime d'une infraction directe son intgrit corporelle, sexuelle ou psychique. Des centres sont crs (budgets limits, accompagnement des victimes aux auditions, psychologues: le nombre de bnficiaires et les indemnits sont faibles). Cette loi est donc dune efficacit relative. Le problme principal reste que la victime doit participer un processus judiciaire long et pnible: insatisfaction, frustration, impact psychologique.
4. VICTIMOPATHIE
Le Droit pnal est n principalement de la protection de l'Etat: lintrt de l'Etat moderne ne pas accepter les modes de rsolutions infratatiques comme la vendetta ou la vengeance (qui durent au-del de la Rvolution franaise aujourd'hui). Le Droit pnal est n sans aucune considration de la victime. Il s'approprie les droits de la victime se venger, le conflit et impose une sanction. La victime n'est pas prise en considration. Dans le systme classique judiciaire, la victime s'vanouit.
En consquence, ni ddommagement ou rparation individuelle de la victime ntait envisageable. Dans les annes 60, l'Etat est incapable de rsoudre les dommages de la victime dans un conflit interpersonnel. La victime est donc insatifsaite puisque la rsolution du conflit est ax sur la protection publique et pas sur la protection individuelle.
Il y a encore une intervention de l'Etat au niveau patrimonial parce que les assurances ne sont pas capables de s'en charger totalement: elles s'occupent du ddommagement.
Difficult du systme actuel: on a rintroduit la victime dans un systme qui s'tait construit en l'excluant, ce qui nest pas unebonne solution. On les contraint de rentrer dans un systme qui nest pas construit pour elles. En matires de recours, le systme pnal est malade de ses victimes: les victimes y sont mal intgres; le recours contre l'application de la LFAV est problmatique; le systme est en gnral perturb par ce retour des victimes.
De plus, on constate que les victimes soutenues par les centres restent trs marqus par le systme de la justice pnale. Elles sont prtes faire le deuil de la violence mais pas du parcours difficile du systme.
Double tension:
 le systme pnal malade des victimes
 les victimes malades du fonctionnement du systme.
Comment peut-on rendre la socit sa capacit de rsoudre les problmes par elle-mme (interne) comme avant sans rentrer dans le tourbillon de la violence? Il faut essayer de dvelopper des formules qui restituent aux rapports auteurs - victimes ses liens, pour que l'auteur assume ses responsabilits (ddommagement de la victime: en prison ce nest pas possible). Les interventions pnales empchent l'auteur d'assumer ses responsabilits.
Le systme en place est progressif: La peine restrictive de droit peut remplacer les peines privatives de libert pour que l'auteur continue de travailleur.
 On peut convertir les peines de moins de 6 mois en peines restrictives: les Tavaux dIntrt Gnral, le retrait de permis de conduire, la semi-dtention.
 La mdiation: introduire des processus qui remplacent l'intervention publique pour des interventions horizontales. Des professionnels forms la communication sont engags pour rgler un conflit entre 2 personnes
 Il faut faire admettre aux autorits judiciaires que des mdiateurs soient dlgus certaines infractions poursuivies sur plainte. Ils ont pour ceci un mandat du pouvoir judiciaire de grer un conflit.

    
http://www.tahalabidi-avocat.fr.gd
 
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